𝐋𝐞 𝐌𝐚𝐫𝐨𝐜 𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐩𝐢𝐞̀𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐩𝐮𝐳𝐳𝐥𝐞 𝐫𝐞́𝐠𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥'𝐚𝐮𝐭𝐨𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐨𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞.
Solar Perspective
Le 9 mars 2026, le Bulletin officiel n° 7489 a publié ce que beaucoup attendaient depuis l’adoption de la loi 82-21 en 2022 : le décret d’application encadrant l’autoproduction d’électricité. Pas une promesse, pas une annonce ministérielle — un texte avec des tarifs, des seuils, des procédures. Après des années de flottement réglementaire, le marché peut enfin se mettre en mouvement.
Un vide de trois ans, comblé en deux mois
La loi existait. Le décret d’application avait même été adopté en Conseil de gouvernement en octobre 2025. Mais sans les textes complémentaires de l’ANRE (Autorité nationale de régulation de l’électricité), rien ne pouvait vraiment démarrer. Les développeurs avaient des projets en portefeuille, les industriels avaient des toitures disponibles et des factures énergétiques lourdes — mais personne ne savait exactement à quels tarifs, dans quelles conditions, ni selon quelles procédures.
C’est entre le 30 janvier et le 20 février 2026 que l’ANRE a publié quatre décisions complémentaires, posant les derniers jalons chiffrés du dispositif. Ce calendrier rapproché n’est pas anodin : il traduit une volonté de débloquer un dossier qui s’enlisait, dans un contexte de pression croissante sur la facture énergétique nationale. Le Maroc reste dépendant des énergies fossiles à 87,5 %, et la crise énergétique liée aux tensions au Moyen-Orient a rendu l’urgence encore plus palpable.
Le décret entre officiellement en vigueur le 9 juin 2026 — trois mois après sa publication. D’ici là, les acteurs ont le temps de se préparer, d’affiner leurs modèles financiers et de constituer leurs dossiers.