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Le point sur l'énergie solaire et les énergies renouvelables en Afrique

La transition vers les énergies renouvelables en Afrique du Sud ouvre une opportunité d’investissement de 161,2 milliards de rands jusqu’en 2030

SOLARQUARTER

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Le secteur des énergies renouvelables sud-africain connaît une transformation majeure alors que le pays se dirige vers la production et le commerce d’électricité dans le secteur privé. Le marché, auparavant porté par des programmes d’approvisionnement dirigés par le gouvernement tels que le Programme d’approvisionnement indépendant des producteurs d’énergie renouvelable (REIPPPP), se concentre désormais de plus en plus sur les accords privés d’achat d’électricité (PPA) et les négociants d’énergie.


Un développement clé soutenant cette transition est la création de la National Transmission Company of South Africa (NTCSA) en tant qu’entité indépendante début 2026. Cette initiative devrait favoriser un marché de l’électricité plus compétitif et libéralisé, créant de nouvelles opportunités d’investissement privé et de développement des énergies renouvelables.


Selon les projections du marché, l’Afrique du Sud offre une opportunité d’investissement d’environ 161,2 milliards de rands d’ici 2030. L’opportunité couvre environ 12,9 GW de capacité d’énergie renouvelable sur des projets à l’échelle des services publics et des systèmes énergétiques en retard (BTM). Le segment à l’échelle des services publics devrait attirer des investissements importants, notamment dans les projets fournissant de l’électricité via des dispositifs privés de roues. Les investisseurs se concentrent sur des projets en phase avancée qui ont déjà des terrains sécurisés, des autorisations environnementales en place et des devis budgétaires confirmés par Eskom. Cette préférence est principalement due à la surabondance de projets en phase initiale et aux défis persistants liés à la connectivité du réseau.


Le pipeline à l’échelle des services publics comprend environ 6,2 GW de projets solaires photovoltaïques (PV) d’une valeur de 62 milliards de rands, 3,2 GW de projets éoliens d’une valeur de 54,4 milliards de rands, et environ 0,7 GW de systèmes de stockage d’énergie par batterie à grande échelle (BESS) évalués à 9,5 milliards de rands.


Parallèlement, le marché du « rétro » continue de croître. Bien que le segment se soit initialement étendu en raison de graves pénuries d’électricité et de coupures de courant, la stabilisation du réseau national en 2024 et 2025 a modifié la dynamique du marché. Les entreprises privilégient désormais des systèmes énergétiques commerciaux plus grands et entièrement financés plutôt que des installations résidentielles plus petites.


Le marché des BTM devrait inclure 2,6 GW de capacité solaire photovoltaïque d’une valeur de 31,2 milliards de rands et 0,19 GW de capacité de stockage par batteries d’une valeur de 4,1 milliards de rands d’ici 2030. Les principaux utilisateurs de ces systèmes incluent des sociétés minières du secteur des matériaux de base et des fonds d’investissement immobilier recherchant des solutions énergétiques fiables et économiques.


Plusieurs facteurs influencent l’adoption des énergies renouvelables à travers l’Afrique du Sud. La hausse des tarifs d’électricité, qui continue de s’accentuer au-delà de l’inflation, encourage les entreprises à chercher des sources d’énergie alternatives. De plus, les exigences croissantes en matière de durabilité des entreprises poussent les entreprises à réduire leurs émissions de carbone. Des réglementations internationales telles que la directive européenne sur la transparence des entreprises (CSRD), ainsi que des cadres de gouvernance locale comme King IV, renforcent la pression sur les exportateurs pour décarboner leurs opérations.


Malgré les perspectives de croissance solides, des défis subsistent. La capacité du réseau dans les régions clés des énergies renouvelables telles que le Cap-Nord, le Cap-Occidental et le Cap-Oriental est entièrement réservée, limitant les connexions avec les nouveaux projets. Les complexités réglementaires, les problèmes municipaux et les exigences de conformité pour les projets plus importants continuent également de ralentir le développement. Cependant, de nouvelles opportunités émergent dans l’expansion des infrastructures de transport, les projets d’arbitrage de batteries et les initiatives d’hydrogène vert, qui pourraient soutenir la prochaine phase de la transition vers les énergies propres en Afrique du Sud.

Rédaction : Bertrand GUERI